JACQUES LACAN Sur le langage

Médecin, psychiatre et psychanalyste français, Jacques Lacan est né à Paris le 13 avril 1901. Il y meurt le 10 Septembre 1981.

Lacan est devenu psychanalyste à trente-cinq ans. Sa vie fut liée à celle de la psychanalyse en France ainsi qu’aux nombreuses scissions du mouvement psychanalytique, dont il fut souvent l’artisan.

Il œuvra aussi pour un « retour à Freud », dont il voyait les théories trahies par la psychanalyse américaine plus portée sur la « psychologie de l’égo ».

A Paris, il fréquente les milieux littéraires et artistiques et se lie avec les surréalistes.

Si Freud a révolutionné la conception que l’homme avait de lui même par la découverte en lui de cet immense continent insoupçonné qu’est l’inconscient, Lacan va aller plus loin pour contester à l’homme sa propre réalité consciente. L’homme, non seulement ne peut être compris sans la folie, mais ne serait pas humain s’il ne portait déjà en lui la folie. Le langage préexiste à l’apparition du sujet et l’engendre. La condition humaine est linguistique. Lacan fait apparaître l’homme aveuglé dans son image, perpétuellement conditionné par ses désirs.

Langage et inconscient sont intimement liés: Jacques Lacan utilisera dans toutes ses conférences et dans tous ses écrits un langage très proche de la langue de l’inconscient. Car ce qui caractérise l’être humain est bien le fait qu’il parle: « l’homme est un parlêtre ». L’inconscient est structuré comme un langage, avec sa syntaxe, ses lois et ses caractéristiques propres.

Selon les théories freudiennes, on peut aborder la dynamique de l’inconscient par l’étude des rêves (condensation, déplacement… etc.) et par le langage (jeux de mots, lapsus… etc.). Poussant plus loin l’analyse, Lacan démontre la similitude qu’il y a entre la condensation du rêve et la métonymie, ainsi qu’entre le déplacement (toujours dans le rêve) et la métaphore. Il emploie alors les termes linguistiques de signifiant et de signifié, pour expliquer ce qui se passe dans le processus du rêve entre le contenu manifeste et le matériel latent.

En relisant la théorie freudienne à travers le filtre de la linguistique, Lacan lui permet d’atteindre un nouveau palier. Il traduit en termes linguistiques plusieurs concepts freudiens, comme par exemple le complexe d’Oedipe qu’il aborde dans le Nom du Père.

Pour Lacan, l’enfant ne peut acquérir le langage et le « je » qu’en accédant au symbolique. Un enfant de 6 à 8 mois qui, se regardant dans un miroir, est nommé par sa mère (« c’est toi, là! »), prendra conscience de l’unité, de la totalité de ce corps qui est le sien. Il s’y reconnaît alors comme entier, différent de sa mère, et s’identifie à ce reflet de lui-même. C’est là que Lacan situe le « stade du miroir ». De fragmentaire et partielle, l’image qu’il commence à construire de son corps devient totale, globale. Apparaît alors le risque de s’aliéner à (et dans) cette image aimée de la mère. Ce qui lui permettra de mettre une distance entre lui et son image, ce sera précisément le langage. Le langage dont est issue cette langue maternelle qui le nomme et le différencie. En acquérant le langage et une image corporelle unie et distincte, l’enfant progresse dans son autonomie.

Mais en même temps qu’il s’approprie le langage, il se coupe de son vécu, de sa vérité intimement ressentie. Il s’enferme dans cette langue qui ne pourra jamais que le re-présenter. Pour approcher plus près d’une vérité sur lui-même qu’il ressent sans pouvoir y mettre de mots, l’enfant cherchera dorénavant à s’identifier à l’image de l’Autre, et d’abord ce premier autre qu’est la mère. Dans ce contexte, l’image paternelle idéalisée prend sens dans le désir unissant le père et la mère. L’enfant, dans sa rivalité avec le père, va devoir prendre place dans le discours désirant qui unit père et mère. Pour s’inscrire dans le désir de la mère, il va petit à petit s’identifier à cette figure paternelle dont le père est le représentant.

Si auparavant l’enfant s’identifiait aux autres directement par projection, il s’identifiera désormais à l’image que les autres ont de lui. Et s’il identifiait les autres à lui (par introjection), il identifiera dorénavant les autres à l’image qu’ils ont d’eux-mêmes.

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CARL GUSTAV JUNG Sur l’âme et ses symboles


Carl Gustav Jung est né sur la rive Suisse du lac de Constance. Son père, pasteur, s’installa à proximité de Bâle. C’est dans cette ville qu’il fit ses études et acquit le titre de médecin. Il entre alors à l’hôpital psychiatrique du canton de Zurich. Il y est élève. Après avoir soutenu sa thèse sur la « Psychopathologie des phénomènes dits occultes », il devient disciple et ami de Freud, qu’il quitte cinq ans après pour fonder une nouvelle école de « psychologie analytique ». Il fonde en 1948 l’institut « JUNG » à Zurich.

Découverte de « l’inconscient collectif », fondement de l’imagination, commun à tous les peuples à travers les âges, et qui se manifeste dans les religions, les mythes, l’alchimie…

Jung a beaucoup voyagé en Afrique noire, en Afrique du nord, aux Indes et en Amérique où il étudia particulièrement les coutumes des Indiens « Pueblos ». Il s’efforça toute sa vie de dépasser une attitude purement descriptive de la maladie mentale et de la comprendre de l’intérieur.
S’il fut d’abord attiré par les travaux de Freud (avec qui il se lia d’amitié durant 5 années), l’esprit de système de son aîné l’éloigna peu à peu de lui; Jung ne pouvait accepter une conception de l’énergie psychique (la libido) limitée, pour les besoins d’une théorie, à l’impulsion sexuelle.
La rupture survint après la parution de « Métamorphoses et symboles de la libido » en 1912 dans laquelle Jung exposa sa théorie sur la notion de l’inconscient collectif. Il décrit une structure quaternaire de la psyché, avec 4 fonctions psychologiques caractérisant les différents types humains:
1.    Pensée ;
2.    Intuition ;
3.    Sentiment ;
4.    Sensation .
Ces 4 fonctions forment un instrument que l’individu doit manier pour évoluer.

Sa vision de l’homme est dynamique, et on peut la résumer par ces 2 concepts: le devenir, et la transformation. En l’homme, le monde devient conscient de lui-même par la formation d’un Moi. Mais le renforcement unilatéral de ce dernier ne doit pas dépasser une certaine limite. Au delà, le Moi tend à oublier son lien avec l’océan d’où il sort, l’arbre se sépare de ses racines, se dessèche ou produit des fruits monstrueux. Sur le plan collectif ce seront alors des déchaînements sauvages: les exemples abondent au 20ème siècle. Chez l’individu, c’est la névrose, affection mentale où l’inconscient, nié, réclame sa part. La névrose n’est donc pas liée uniquement à des évènements du passé notamment infantiles, comme pour Freud, mais à une situation actuelle. Rétablir le passage sans heurt du courant psychique, source de renouvellement, tel est le but de l’exploration intérieure.

La persona : c’est la partie de nous, apparente, éclairée, que l’on montre aux autres. C’est notre Moi social.
L’ombre : partie inconsciente de notre personnalité, non exposée à la lumière. Ce sont toutes les potentialités que nous n’exploitons pas, mais pas forcément que nous réprimons.

Il existe un équilibre entre la « persona » et « l’ombre » car sinon rien de spontané ne pourrait avoir lieu. Ils dépendent tous deux du contexte socioculturel.

L’inconscient collectif : ses modes de manifestation sont les « archétypes » qui désignent les images anciennes (comme le « dragon », le « paradis perdu »…). Ces images constituent un fond commun à toute l’humanité. Dans chaque individu on les retrouve, en tout temps et en tout lieu, à côté des souvenirs personnels. Ils se manifestent dans les rêves, les délires et les arts picturaux. Jung distingue plusieurs strates dans l’inconscient collectif:

·    1ère couche : c’est l’inconscient individuel.
·    2ème couche : c’est l’inconscient collectif familial auquel on appartient: dans certaines familles il y a par exemple certains chiffres qui reviennent génération après génération.
·    3ème couche : c’est l’inconscient collectif du groupe ethnique et culturel auquel appartient la famille.
·    Au dessus : il y a un inconscient collectif primordial. C’est ce qui est le plus général à l’humanité, comme par exemple la peur commune de l’obscurité,  les instincts… etc. Dans cet inconscient collectif, il y a des structures de base, un code général où cet inconscient s’exprime et ce sont les « archétypes ». Ils puisent dans la matière indifférenciée, le magma, le chaos de l’origine.

Les archétypes : ce sont des structures de base, un cadre général où l’inconscient collectif s’exprime. Ils sont innés, immuables et les mêmes pour tout le monde. Ce sont les contenus de l’inconscient. Les archétypes sont les formes « a priori » de la représentation. Il y a ainsi les archétypes parentaux (Père et Mère), l’anima, l’animus… etc.
·    L’anima : est l’aspect féminin psychique chez l’homme.
·    L’animus : est l’aspect masculin psychique chez la femme.
·    Le Soi : c’est la totalité. Quand cette partie de nous-mêmes a atteint la totalité, elle se prend pour Dieu. Le paranoïaque (être humain s’étant construit un système de relation à l’Autre de type paranoïaque) est un individu qui pense atteindre le Soi . C’est l’inflation pathologique du Soi. On a tous tendance à rechercher l’unité.

Tout le travail de Jung s’est appuyé sur la double question qui domina sa vie: « qu’est-ce que le monde, et qui suis-je? ». L’insuffisance du cadre religieux éclata aux yeux de ce fils de pasteur. Il devina que la réponse se trouvait au-dedans de lui et non au-dehors.
La psychiatrie lui parut offrir un moyen plus propice d’aborder la totalité de l’Homme. Jung a également travaillé sur la recherche alchimique. Il relia ainsi la mythologie, l’archaïque au psychologique: dans la transformation alchimique du fer en or, c’est la transformation de quelque chose en nous que l’on tente. C’est la transformation de la personnalité.

Jung fut avant tout le témoin d’une réalisation interne. Sa méthode psychologique et son œuvre sont les fruits de cette réalisation. Adolescent, il a rencontré sur son chemin la figure fascinante de Zarathoustra, le « messager du surhumain » qui avait conduit à la folie Frédéric Nietzsche, Bâlois d’adoption comme lui. A son tour il s’est vu contraint par le destin d’affronter ce qui est en définitive, l’unique problème de l’âme moderne: l’homme peut-il se surmonter, et par quelle voie?

R.M RILKE Sur l’existence

Il nous faut accepter notre existence aussi loin qu’elle peut aller; tout et même l’inouï doit y être possible. C’est au fond le seul courage qu’on exige de nous; être courageux face à ce que nous pouvons rencontrer de plus insolite, de plus merveilleux, de plus inexplicable.

Que les hommes aient, en ce sens là, été lâches a infligé un dommage irréparable à la vie. La Mort, le Monde des Esprits, toutes ces choses qui nous sont si proches ont été à ce point en butte à une résistance quotidienne qui les a expulsés de la vie que les sens qui nous eussent permis de les appréhender se sont atrophiés. Or la peur de l’inexplicable n’a pas appauvri seulement l’existence de l’individu, elle a également restreint les relations entre les hommes. Ce n’est pas, en effet, la paresse seule qui est responsable du fait que les rapports humains se répètent sans innovation, c’est plutôt la crainte d’une quelconque expérience inédite et imprévisible qu’on s’imagine ne pas être de taille à éprouver. Seul celui qui est prêt à tout, celui qui n’exclut rien, pas même ce qui est le plus énigmatique, vivra la  relation à l’autre comme si elle était quelque chose de vivant, et y jettera même toute son existence.

Rainer Maria Rilke

Lettres  à un jeune poète (Extraits)

Par  »Chat » échanges écrits en direct

C’est une méthode très intéressante car elle relie l’écriture à la parole. Ce média permet un déroulement de la pensée différent que celui qui s’opère avec la parole, cependant avec ce support nous ne sommes déjà plus tout à fait dans l’écrit, car contrairement à l’écriture classique d’une lettre que l’on peut reprendre à loisir, dans sa forme et le choix de ses mots, nous nous trouvons ici dans la quasi instantanéité de la parole. Cependant le petit temps de réflexion nécessaire avant que nous ne pressions sur la touche envoi, permet un stop entre ce que nos pensons transmettre et ce qui sera effectivement transmis à l’autre. Dans cet espace infime, un grand travail s’opère. Une manière de tourner sa langue dans son esprit avant de partager ce que nous avons en tête.

C’est aussi une formule tout à fait propice, pour ceux qui veulent rester un peu plus dans l’anonymat,

Il existe bien entendu à tout moment la possibilité de passer de cette forme de travail à des séances par téléphone ou par Skype, ou éventuellement en face à face.

Conditions et tarifs :

Vous devrez vous trouver dans un cadre formel durant l’échange, dans un lieu clos. Aucune interférence venue de l’extérieur ne devra interrompre le bon déroulement de la séance qui dure une cinquantaine de minutes.

Vous pourrez bien entendu relire l’échange, mais dans cette forme de travail qui n’est un pas uniquement un travail sur l’écriture, mais aussi une expérience d’un échange vivant durant le cours d’une séance, je conseillerais plus volontiers de laisser se dérouler le travail inconscient sans trop revenir sur l’échange proprement dit, en un mot ne pas trop ‘’réviser’’ la séance.

Vous pouvez cependant éventuellement écrire, pour vous, entre deux échanges ce qui vous paraitra important de conserver à votre esprit et qui constituera un matériel à retravailler lors d’une séance ultérieure.

Prix de la séance de 50 minutes : 60 Euros

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60 Euros, payables par avance par Paypal

Par échanges d’Email

Pour certains l’écriture permet une mise au travail d’une manière très profonde. En effet la pensée se déroule sur un autre rythme que celui adopté lors d’une prise de parole. Le fait d’exposer les mots, de les inscrire provoque une forme de réflexion sur certaines parties de soi.

Avec cette formule, la mise à l’écrit peut être reprise, repensée, reformulée dans un temps décidé par chacun. Le travail est plus intériorisé, plus au calme.

L’expression de sentiments ou la révélation de sensations, d’émotions intimes voire de traumatismes difficilement ‘’avouables’’ dans un face à face peut être faciliter par cette « voie ».

De plus, chacun peut choisir le moment le plus opportun pour écrire, reprendre son texte, sans être interrompu par le thérapeute ou éventuellement gêné par ses silences.

La puissance de l’écriture et la richesse du travail accompli grâce à ce support n’est pas à démontrer. Les nombreuses correspondances des pionniers de la psychanalyse sont encore là pour nous en attester.

Le travail s’effectue ensuite aussi bien sur le fond que la forme des écrits.

Une réponse est envoyée dans les deux jours, des pistes de travail sont proposées, des hypothèses formulées, des précisions peuvent être demandées, également certains questionnements pourront émerger.

C’est une méthode qui donne de très bons résultats, elle peut tout aussi bien servir de passerelle pour continuer ensuite une thérapie plus traditionnelle.

Avec cette formule, vous pourrez conserver la trace de nos échanges que vous pourrez relire, je conseille cependant que vous conserviez soigneusement ces écrits qui constituent une mise à nue de votre intimité, et qui ne souffriraient pas de divulgation inopportune.

Conditions et prix :

Je conseille pour que le travail porte ses fruits, un échange régulier sur une fréquence hebdomadaire.

Cependant pour un questionnement particulier en dehors d’un travail thérapeutique, il vous est possible de m’écrire et vous recevrez la réponse dans le semaine.

Prix par Email et sa réponse: 60 Euros payables avant l’échange

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Pour 4 échanges sur un mois à raison d’un échange par semaine: 220 Euros payables d’avance
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Paiement par Paypal

Ensuite vous me joindrez à mon adresse e mail: yehouda72@gmail.com

Par Skype ou par un support audiovisuel autre

C’est une méthode qui s’apparente le plus aux conditions d’une séance réelle en face à face dans un cabinet.

Il faut pour cela que votre ordinateur soit muni d’une caméra et d’un micro et que vous ayez au préalable téléchargé le programme Skype sur ce lien

Ensuite vous me joindrez à l’heure du rendez-vous sur mon adresse Skype: yehouda.guenassia

Prix et conditions :

Bien entendu, il faut que vous ayez créé votre espace de thérapie, que ce lieu vous appartienne durant le temps des séances, de préférence que ce soit le même endroit à chaque fois, et, surtout que la porte en soit close afin de ne pas être interrompu durant le travail. Est-il besoin de conseiller de fermer les téléphones durant les séances?

La confidentialité des deux côtés va de soi, mais il me semble important de le préciser. Dans cette forme de travail, les séances ne doivent en aucun cas être enregistrées afin d’en éviter toute utilisation abusive. D’autre part, malgré l’aspect virtuel du travail en ligne il n’en reste pas moins vrai que la séance est une véritable expérience qui se vit en direct et qui ne souffrirait aucune « révision ». Ce serait au détriment du processus thérapeutique, qui continue bien au delà de la séance, dans les couches profondes de la psyché.

Prix : 60 Euros la séance de 50 minutes, payables par avance 

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Par Téléphone

Yehouda Picture Le travail par téléphone est un travail très riche. Ne voyant pas le thérapeute, le patient est placé dans une position tout à fait psychanalytique. Le travail s’effectue sur la parole uniquement.

Il est bien entendu demandé que vous disposiez durant le temps des séances d’un lieu isolé, confortable, de préférence le même à chaque fois, et que vous ne soyez pas importuné par un tiers ou par un appel téléphonique.

La première prise de contact est gratuite, je réponds à vos questions et nous décidons ensemble d’une prise de rendez vous.

Pour me contacter vous disposez de plusieurs possibilités, cliquez sur Contact pour choisir votre mode d’appel ou éventuellement vous pouvez aussi me faire parvenir un Email.

Mes lignes peuvent se trouver sur répondeur, en effet je ne réponds pas au téléphone pendant les consultations, donc dans tous les cas, n’hésitez pas à laisser vos coordonnées téléphoniques, je vous rappellerai dans les plus brefs délais afin que nous fixions un rendez vous.

Lors des séances le prix des communications téléphoniques n’est pas à votre charge.

Plusieurs possibilités s’offrent à vous:

  1. Téléphoner sur ma ligne française 01 77 47 17 01
  2. Téléphoner par Skype, sans frais
  3. Si vous ne disposez pas de ce service c’est moi qui vous appelle sans frais

Prix de la séance de 50 minutes : 60 Euros

Règlement par Paypal avant la date du rendez-vous

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Du bon usage des conflits

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Du bon usage des conflits

Les conflits interpersonnels sont non seulement inévitables

mais nécessaires à notre vitalité. Ainsi, dès le commencement, le nourrisson exprime par ses pleurs, seul moyen se trouvant à sa portée, les différents manques qui ne cesseront de l’affecter et que nulle mère, la plus prévenante ou la plus juive qui soit, ne saurait parfaitement combler.

Et ceci… fort heureusement! Ce sont justement dans ces moments de besoins non satisfaits, et à travers leurs frustrations que le nouveau-né sera amené à amorcer son développement et à se différencier comme être à part entière, bien distinct de sa mère.

Lorsqu’un homme et une femme s’expriment leur insatisfaction réciproque, en utilisant leur agressivité ils tentent souvent de se cacher mutuellement leur sentiment de vulnérabilité, leurs propres manques.

Que ce soit au travers des cris de nouveau né ou des récriminations de partenaires qu bord de la rupture, c’est la même demande que l’on peut entendre, une demande de satisfaction des besoins du moment. Ces besoins peuvent être de nature physique (lait, nourriture, bien-être matériel), ou bien de nature spirituelle (amour, attention, reconnaissance, réalisation), ils sont témoins d’une quête de mieux-être, de complétude. On comprend mieux ainsi la nécessité « vitale » du conflit. La pire chose étant de l’éviter, de l’étouffer ou encore de le neutraliser car il manifeste de notre instinct fondamental de survivre, de notre besoin de vivre et de nous épanouir.

L’évitement ou l’inhibition du conflit provoque une grande perte de vitalité.

Il ne suffit cependant pas d’être en conflit pour obtenir l’épanouissement et la complétude. Car si le conflit vient exprimer un besoin insatisfait, il vient aussi nous dire quelque chose de l’obstacle qui empêche sa réalisation. Un courageux questionnement permettra de faire le bon choix entre un comportement stérile, répétitif du même mode de réaction, et une attitude créative, initiatrice d’une adaptation nouvelle, d’une mise en forme mieux aboutie. Ainsi le conflit aura tenu son rôle et permis un changement épanouissant.

Tradition et Psychologie Contemporaine


 

TRADITION ET PSYCHOLOGIE CONTEMPORAINE

Les malaises profonds que l’humanité ressent sur un plan global ne sont que la résonance de crises identitaires et territoriales qui tentent d’être résolues en uniformisant. Entreprise louable certes, mais vouée à l’échec. Comment rendre à une humanité perdue un ersatz d’unité dans la multitude d’informations et de croyances dans lesquelles elle est noyée ?

La jeunesse se perd dans les mythes innombrables relayés par les médias qui laminent la faculté d’élaborer de chacun.

Dans ce temps qui se veut de mondialisation, le fanatisme apparait sous toutes ses formes. Aussi bien dans l’appel à la consommation à outrance que dans la conversion aux idéaux extrêmes, chacun est nié dans son essence et dans son individualité.

Dans la quête de sa propre vérité, de son soi profond, il s’agit de contacter le noyau sacré dont chacun est le dépositaire, retrouver son secret intime. Chaque être se doit cette élaboration de lui-même. Vouloir l’éviter, c’est souffrir des milles souffrances que nous continuons de détenir en chacun de nous. Les «mal-a-dies » ne font que symboliser grossièrement le défaut de perception que nous avons de nous même, ainsi le  mal nous dit à travers le physique depuis la psyché, d’où et de qui nous souffrons.

Les maladies de l’exil frappent les peuples déracinés. Les Juifs ne sont pas les seuls dans ce cas, ils en sont le modèle absolu. Les peuples qui vivent sur des terres qui leurs sont étrangères, éloignés de leurs traditions, souffrent de la même façon de ces maladies de l’âme.

Après plus de 5000 ans de pérégrinations, le peuple juif possède dans ses bagages une « ethnopsychologie ». La lecture de ses chroniques, les plus vieilles de l’humanité, sur lesquelles repose l’inconscient collectif de la majorité des êtres humains, nous prouvent quelque peu que nous ne faisons pas fausse route, que l’injonction faite à Abraham, le fameux : « Lekh Lekha ! », « Va vers toi-même !», nous nous devons de le suivre. Et cela nous mène irrémédiablement, ici, à Jérusalem dans ce lieu, berceau de l’humanité. Placé au centre du Monde Antique, Jérusalem constitue, de nos jours le laboratoire de réunification de tous les opposés, le point d’équilibre entre nos deux cerveaux, l’occidental et l’oriental. C’est le lieu de thérapie par excellence de tous les maux dont souffrent les pauvres humains égarés.

Retrouver son Unité

Redécouvrir à travers sa propre expérience son unité première. Pour ne pas se perdre dans cette quête nous pouvons nous appuyer sur ce qu’on appelle la Tradition. Il est important de connaitre son identité, de savoir d’où l’on vient, pour avoir une chance de découvrir vers où nous sommes censés aller, et comment nous y rendre.

Pouvoir rencontrer l’autre, supporter son contact sans défléchir, sans être agressif ou bien en avoir peur, sans se sentir agressé ou abdiquer de soi , en évitant de se perdre dans les paradis artificiels, les fantasmes et les mythes.

Quel défaut de nous-mêmes nous fait le plus souffrir ? Le symptôme physique s’il y en a un est presque secondaire ; il ne fait que symboliser grossièrement notre mal-être. Il ne sert à rien de vouloir à tout prix le faire taire, bien au contraire, nous nous devons formellement d’entendre ce qu’il a à dire, sous peine, en le supprimant de souffrir davantage. L’apaisement du symptôme vient comme le cadeau supplémentaire, le bonus que l’on ne recherche pas, car la première récompense de la quête de soi, du Lekh Lekha, c’est justement la quête en elle-même.

Retrouver ses racines. Réunifier le corps et l’âme. Expérimenter. Ressentir. Elaborer.

Yehouda Guenassia

Gestalt Thérapie Analytique

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GESTALT THERAPIE ANALYTIQUE

Gestalt est un mot allemand que l’on peut traduire par forme, configuration, pattern, structure signifiante, organisation de plusieurs éléments. Une forme structurée qui prend sens pour nous.

En psychologie, on a longtemps tenté d’isoler les éléments les uns des autres. La Gestalt elle, considère que ce qui nous est donné de percevoir n’est pas un agrégat de morceaux disparates, mais plutôt un ensemble de tous ces agrégats qui nous donne une perception globale, holistique qui est toujours plus signifiante que la somme de chacune des parties. Si nous prenons, le visage de quelqu’un, c’est l’ensemble de son visage qui nous apparait et qui nous fait reconnaitre la personne, et non juste son nez, ses yeux ou chacune des parties de ce qui constitue sa totalité. Un champ de blé aura une signification différente pour deux amoureux en promenade, pour un fugitif qui cherche à se cacher de ses assaillants ou pour l’agriculteur. L’image mentale de chacun sera différente, comme les images mentales du visage dans son ensemble des éléments disparates (nez, bouche, yeux….) qui le composent. Une symphonie est différente qu’une succession de notes.

Chaque partie d’un tout est différente selon qu’elle soit seule, ou bien qu’elle appartienne à un tout.

Percevoir dans un contexte plus signifiant

Pour nos perceptions, tout ce qui se donne à voir, entendre, ou ressentir constitue une Gestalt, un paysage, dont certaines parties sont de temps en temps au premier plan, le reste demeurant en toile de fond. Si vous êtes préoccupés par quelque chose, c’est comme si tout se liguait pour vous montrer d’autres signes en relation avec ce sur quoi vous êtes polarisés. Ces signaux s’allument automatiquement. Sans cesse se met en place un jeu de va et vient entre le fond et des formes émergeantes de ce fond selon son propre état d’âme.

Le cerveau ne peut faire deux choses en même temps, même si le temps entre deux opérations est très court.

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Essayez de discerner sur ce dessin les deux profils et le vase en même temps

Impossible de focaliser sur les deux niveaux en même temps. Selon notre focalisation, soit le vase soit les profils constitueront la forme qui émergera à notre conscience du fond qu’ils constituent ensemble.

Dans la vie quotidienne, selon nos préoccupations, certaines parties de ce fond vont prendre forme avec plus d’acuité, pour laisser les autres éléments, qui à cet instant ont moins d’intérêt, en arrière plan.

Gestalt Thérapie Analytique, qu’est-ce que c’est ?

Il existe une conception de la souffrance mentale qui implique une discipline d’exploration de soi en présence de quelqu’un qui écoute et interprète, avec empathie et compétence. L’être humain est perçu comme un système ouvert en interaction avec son environnement. L’observateur fait partie intégrante du champ qu’il constitue avec ce qu’il observe. Un échange dynamique a lieu du fait même que nous observions ou que nous soyons observés.

C’est la conception dominante de ce qu’est une Gestalt Thérapie Analytique. La médicalisation et la rationalisation affecte la pratique thérapeutique. Le Gestalt Analyste observe avec attention et utilise la séance comme lieu de réalisation, laisse résonner la façon dont les patients expriment leurs expériences tout aussi bien à travers leurs symptômes, qu’avec leurs propres expériences d’eux-mêmes. La connaissance de soi est fondamentale dans cette approche analytique et constitue la cure elle-même. Celle-ci se déroule sur la compréhension de la vie intérieure du sujet, de ses conflits inconscients, de ses pulsions instinctuelles et de ses mécanismes de défense, en se centrant sur la relation et les aspects de la conduite humaine. Etude des rencontres entre soi et le monde, au cours desquelles chacun donne forme à l’autre et dont aucun ne peut être séparé de l’autre sans appauvrissement et perte de sens.

Dans un fonctionnement harmonieux, la Gestalt est en mouvement constant, chaque aspect du fond de notre existence venant au premier plan au moment opportun pour recréer à partir de chaque situation nouvelle, la solution la plus adéquate. Chaque individu est interpelé par son environnement, et il lui est demandé une analyse de cette nouvelle Gestalt, et, selon ce qui va prendre le plus le champ, un discernement se fait jour qui permet à certains éléments de s’imposer

Pour certains, l’analyse entre ces aspects et la décision qui en découle se fera difficilement, et la perception de la réalité sera polluée. Les maladies dont nous souffrons ne sont que la conséquence de cette vision erronée de la réalité.

Inhibition, colère aveugle, sous leur emprise nul ne peut juger d’une situation. Obsessions, préoccupations qui occupent tout l’espace mental ou affectif, il n’y a de place pour rien d’autre : une séparation non travaillée, un deuil évité empêcheront la libération de l’énergie emprisonnée dans la Gestalt, et la libération tant escomptée ne pourra s’accomplir. Et il se reproduira encore et encore, en toute ‘’bonne foi’’, le même genre de conflit indéfiniment dans les relations

En Gestalt Thérapie Analytique, le thérapeute est un participant, observateur actif, faisant part de ses perceptions et de ses sensations à son ‘’client’’ qui n’est plus alors laissé dans la position passive d’un patient. Les deux côtés sont en dynamique.

La thérapie ne vise pas à répondre au pourquoi et à expliquer le problème, ce qui contre toute idée reçue ne donne pas nécessairement la solution, mais se préoccupe plutôt du comment, en amenant à une prise de conscience de la façon dont le présent est organisé, de comment nous l’organisons. De cette prise de conscience, s’aménageront des espaces créateurs qui redonneront de la souplesse à sa propre faculté d’adaptation. Une réparation en quelque sorte de la ‘’fonction zoom’’ grippée jusque là, permettra une perception des situations de manière souple et non douloureuse. Car les temps critiques de l’existence sont inévitables, et la créativité réside dans la capacité de chacun à recréer dans ces moments précis de nouvelles solutions. Cette habilité là nous en disposons tous, encore faut-il pouvoir la mettre en pratique. Et si la santé mentale et physique résidait justement dans cette faculté…

Yehouda Guenassia